page d'accueilLes attentes liées à notre passé de chasseurs-cueilleurs nomades

 

Attentes liées à notre passé
- de chasseurs-cueilleurs nomades bipèdes depuis environ 2,5 millions d'années (Homo Habilis),
- de singes-hominidés depuis environ 40 millions d'années,
et depuis environ 425 millions d'années pour les espèces qui sont sorties du monde aquatique...

évolution des hommes
A€ l'échelle des temps géologiques, l'évolution conduit à des changements morphologiques, anatomiques, physiologiques et comportementaux des espèces. Sous l'€™influence de la sélection naturelle (meilleure chance de survie et de reproduction de l'€™espèce grâce à un nouveau trait héréditaire) ou par le fait de fluctuations aléatoires (dérive génétique), les espèces évoluent.
Cependant, il est certain qu'il n'existe aucune différence (sauf d'ordre culturel évidemment) entre un homme du 21ème siècle et un Romain du règne d'Auguste. Les différences sont moins importantes qu'on ne le croit avec des ancêtres plus lointains comme ceux qui vivaient à l'Aurignacien, il y a environ 35 000 ans (Grotte Chauvet).
Il faut remonter à des centaines de milliers d'années pour voir des différences significatives entre les hominidés de cette époque et les hommes d'aujourd'hui.
Voir Wikipédia Homo sapiens

Les "homo" ont toujours été des chasseurs-pêcheurs-cueilleurs nomades (ou semi-sédentaire).

Les chasseurs-cueilleurs avaient des activités physiques variées tout au long de sa journée. Ils marchaient entre 8 et 16 km par jour, pour chercher de la nourriture, chasser, se déplacer, etc. Un enfant était porté sur 1500 km durant les deux premières années de sa vie ! Les chasseurs-cueilleurs soulevaient, portaient, escaladaient, s'étiraient, bondissaient et faisaient toute chose qui était nécessaire à leur subsistance et à leur protection.

Depuis 10'000 ans environ (seulement 0,005 % de 2,5 millions d'années), nous nous sommes sédentarisés et avons adopté un mode de vie nouveau : les humains sont passés alors d'une logique de prélèvement de ressources dans la nature à une logique de production de ressources par l'agriculture et l'élevage puis par l'industrie.
Mais, c'est très peu à l'échelle de l'évolution d'une espèce.
10'000 ans ne sont pas suffisants pour permettre des variations génétiques notables de l'espèce humaine.

Plus de détails... Document "Chasseurs-cueilleurs"
 

¤ Certaines évolutions actuelles (allongement de l'€™espérance de vie, augmentation de la taille, baisse de la fertilité masculine et, pour les femmes, puberté plus précoce et ménopause plus tardive, etc.) sont à relier aux conditions de vie et sont réversibles à court terme si les dites conditions viennent à changer. C'est l'adaptation épigénétique : capacité qu'ont toutes les espèces de vie de s'adapter aux conditions changeantes de climat, de culture, etc. Il y a bien sûr un changement, mais il s'agit donc d'une évolution phénotypique, une réponse physiologique et morphologique à un changement d'environnement dans nos sociétés contemporaines : nouvelles habitudes de vie, facteurs sociaux, diététiques et psychologiques. En d'autres termes, nos sociétés ont permis d'exprimer des caractères morphologiques et physiologiques qui, jusqu'à présent, ne représentaient qu'une faible proportion des populations humaines. Ces changements n'induisent pas une évolution du génome, mais modifient simplement l'expression des gènes et peuvent être transmis à la descendance.
Contrairement aux mutations qui affectent la séquence d'ADN, les modifications épigénétiques sont réversibles.

¤ L'augmentation brutale du taux d'obésité dans les sociétés dites développées ne s'apparente pas à une évolution darwinienne. D'un point de vue strictement darwinien, cela signifierait que les caractères génétiques associés à l'obésité ont considérablement accru leur fréquence en à peine deux générations. S'il existe bien des prévalences génétiques pour l'obésité, il est difficile d'imaginer que le succès reproductif des obèses ait pu supplanter en si peu de temps celui des autres membres de notre espèce. Comme il est difficile de voir un avantage adaptatif à l'obésité, on peut parler de mal-évolution ou d'adaptation épigénétique nuisant à la santé.

¤ Il y a par contre des micro-mutations. Par exemple, l'€™apparition du lait et de ses dérivés depuis l'€™élevage et la sédentarisation a nécessité une mutation génétique pour en permettre la digestion.
Aujourd'hui, soit 10 000 ans plus tard, 70 % de la population mondiale adulte est encore intolérante au lactose.
Voir un document .pdf plus complet : Intolérance au Lactose.pdf

 

Pour l'espèce humaine, les conditions ancestrales de vie sont devenues des "habitudes" de mode de vie :

gif

le monde est fou

Pour résumer : le décalage entre ce à quoi notre organisme est adapté de par son évolution, et notre mode de vie d'aujourd'hui s'aggrave de + en +.
Pourtant c'est bien un fabuleux héritage que nous ont légué les millions d'années d'évolution de l'espèce Homo sapiens (nous bénéficions aussi de l'évolution des espèces terrestres depuis 4 milliards d'années).
Notre mode de vie "moderne" ne permet pas de bénéficier de cet héritage.
Dans ce contexte de nombreux mécanismes d'autorégulation et d'autoguérison naturelle du corps (voir Homéostasie) sont soumis à rude épreuve : généralisation de la sur-consommation, de la sur-activité, de l'hyperconnexion (internet, télé, radio, etc.), du manque de sommeil, des diabètes, des problèmes respiratoires, des allergies, etc.

 

Il faut noter que depuis l'apparition des différentes formes de sédentarisation, de nombreux groupes autochtones ont refusé cette évolution. Ils sont restés chasseurs-cueilleurs-nomades, refusant le contrôle étatique. Aujourd'hui encore, leur mode de vie a très peu évolué : au-delà des différences culturelles, ils pratiquent le mode de vie Paléo décrit dans ce site web. Ils ont gardé un rapport équilibré, un rapport d'interdépendance entre les humains et tout le non-humain.
Par exemple les aborigènes d'Australie, une fois acquises les techniques suffisantes pour survivre, pour subvenir à leurs besoins, ont investit dans d'autres domaines comme le spirituel, le symbolique, l'art, etc. Ils n'ont pas du tout suivi le même chemin évolutif que les Homo Sapiens d'Occident.
Les peuples premiers sont cependant soumis à la confrontation au monde moderne qui attire les jeunes générations et génère des effets délétères : chômage, obésité, alcoolisme, drogue, etc.

 


page d'accueil         Laurent Besset
  
1 - Présentation
  
3 - L'homéostasie
  
4a - L'hygiène du corps
  
4b - L'hygiène de l'âme
  
5 - Conseils d'alimentation
  
6 - Les fonctionnements essentiels
  
Il est possible de télécharger un .pdf AcrobatReader où vous retrouverez
tout le contenu de ce site Somato.fr     Paleo-Sante.pdf
ou sur Calaméo avec le même contenu que ce site Somato.fr     Calameo-Paleo-Sante.pdf

Conseils de lecture :

¤ «Le Modèle Paléo» de Mark Sisson chez Thierry Souccar Éditions
¤ «Révolution cétogène» de Johanne Cammarata chez Caliopéa Éditions
 


Ces documents ne sont pas protégés par un Copyright ; toute copie est autorisée.
Si ce que vous avez trouvé ici vous est utile et vous permet d'enrichir vos pages Web ou tout autre document, je vous prie de faire référence à leur origine :    somato.fr